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Présidentielle guinéenne :

Le second tour divise les autorités de la transition

penthionet.com

mardi 27 juillet 2010

Les autorités de la transition ne parviennent pas à s’accorder sur la date du second tour de l’élection présidentielle. Le gouvernement, par la voix du Premier ministre, Jean-Marie Doré, se dit favorable à un report du scrutin jusqu’au mois de septembre prochain alors que le Conseil national de la transition (Cnt) demande le respect de la loi électorale. Celle-ci fixe le second tour du scrutin deux semaines après la publication des résultats définitifs du premier tour par la Cour suprême.


Près d’une semaine après la publication des résultats définitifs de l’élection présidentielle du 27 juin dernier par la Cour suprême, les Guinéens ne savent toujours pas quand aura lieu le second tour. Les autorités de la transition, en l’occurrence le gouvernement et le Conseil national de la transition (Cnt, organe législatif de la transition) ne parviennent pas à accorder leurs violons sur la question, selon une source jointe dimanche par téléphone. ‘Le Premier ministre, Jean-Marie Doré et la présidente du Cnt, Hadja Rabiatou Sérah Diallo ont fait étalage de leurs divergences lors de la 14e réunion du groupe international de contact sur la Guinée (Gic-G) tenue en fin de semaine dernière, à Conakry’, déclare notre interlocuteur. Le chef du gouvernement souhaite un report de la date du second tour jusqu’au mois de septembre prochain. Il évoque des problèmes d’ordre technique et le démarrage, dans moins de trois semaines, du mois béni du ramadan pour justifier sa requête. Ces explications ont été battues en brèche par la présidente du Cnt qui les trouve légères, voire impertinentes. Hadja Rabiatou Sérah Diallo qui se passe pour une légaliste, invite ses compatriotes à respecter, pour une fois, la Constitution de leur pays. Elle se démarque ainsi de la position défendue par le chef du gouvernement et parle de ‘violation de la loi électorale’. L’article 28 de la nouvelle Constitution est, en effet, clair sur la question. ‘S’il y a lieu de procéder à un deuxième tour de scrutin, celui-là est fixé au quatorzième jour après la proclamation des résultats définitifs du premier tour’, précise le code électoral guinéen. Cela veut dire que le second tour devrait, en toute logique, être fixé entre les 3 et 4 août prochains puisque les résultats définitifs du scrutin du 27 juillet dernier sont connus depuis le 20 courant.

Théoriquement, c’est la Ceni qui doit faire une proposition de date au président de la transition, Sékouba Konaté, seul habilité à appeler les électeurs aux urnes par décret présidentiel. Mais, aucune annonce dans ce sens n’a encore été faite. Tout se passe en effet comme si les acteurs de la transition n’étaient guère pressés d’organiser ce second tour. Les langues commencent à se délier pour fustiger ce manque d’empressement des autorités de la transition qui avaient, pourtant, promis de conduire le processus électoral conformément aux accords de Ouagadougou. D’aucuns soupçonnent le gouvernement de Jean-Marie Doré de vouloir jouer les prolongations pour pouvoir profiter au maximum des délices du pouvoir avant de céder la place à un président élu. D’autres estiment, par contre, qu’il ne sert à rien de se presser et qu’un report de quelques semaines est nécessaire pour permettre à la Ceni de corriger les manquements constatés lors du premier tour.

Source:Walfadjri par Mamadou Aliou DIALLO

 

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